Facecrime

La dernière trouvaille de nos voisins paranos : les crimes faciaux d’intentions.
Le Transportation Security Administration (TSA) a mis en place un programme de formation pour leurs agents pour leur permettre de reconnaitre les micro-expressions faciales de peur, de colère ou de mépris.

Une fois détectée, une personne soupçonnée est alors soumis à une attention plus soutenue : fouille, détention, refus de vol et plus !!

En théorie, une telle approche permet de s’éloigner du profilement racial.

Malheureusement, cette organisation n’a de comptes à rendre à personne, ce qui mène aux abus et souvent des personnes innocentes se retrouvent prises dans une situation kafkaienne.

Il difficile de ne pas penser à 1984 et ses crimes faciaux :

«It was terribly dangerous to let your thoughts wander when you were in any public place or within range of a telescreen. The smallest thing could give you away. A nervous tic, an unconscious look of anxiety, a habit of muttering to yourself — anything that carried with it the suggestion of abnormality, of having something to hide. In any case, to wear an improper expression on your face (to look incredulous when a victory was announced, for example) was itself a punishable offence. There was even a word for it in Newspeak: facecrime, it was called.
—George Orwell, 1984

Source :
Airport profilers: They’re watching your expressions sur Seattle Post-Intelligencer
Via TSA to punish fliers for facecrime sur BoingBoing