Deux

Une autre arme dans l’arsenal de la police pour contrôler la dissidence : le tatouage UV

Nina Haigh, une participante de Occupons Montréal témoigne :

Lors que je me suis fait arrêter à Occupons Montréal le 25 novembre 2011, on a pris mes informations. Ils ont écrit sur ma main avec un marqueur permanent et puis j’ai senti quelque chose de pointu et de métallique qui grattait ma peau. J’ai demandé tout de suite : « Qu’est-ce que vous faites? » et ils m’ont dit simplement qu’ils ont écrit sur ma peau avec un stylo en me montrant une poignée de stylos.

Je n’ai pas argumenté et je ne pouvais voir mes mains, qui étaient attachées avec des Zipties derrière mon dos. Dès que j’ai été relâchée j’ai regardé et il n’y avait pas de marque d’encre de stylo sur mes mains.

Je me suis inquiétée et je me suis demandé qu’est-ce qu’ils avaient pu faire pour avoir besoin de me mentir… pas un sentiment agréable. Quand j’en ai parlé un peu plus tard à un ami et mon partenaire, l’idée nous est venu que peut-être c’était une marque d’identification.

Ce matin j’ai testé mes mains sous une lumière noire (black light) et il y avait écrit le numéro « 2 »! Ce qui est effrayant, c’est que c’est DANS ma peau, laver mes mains et frotter avec de l’abrasif ne le fait pas partir… peut-être que ça palira dans quelques mois, quand mes cellules se seront régénérées.

Peu importe l’encre qu’ils ont utilisée elle irrite ma peau et c’est une horrible sensation que de savoir qu’ils m’ont « injecté » une substance dans la peau sans mon consentement et qu’ils m’ont menti à ce propos. C’est une modification semi permanente qu’ils m’ont faite, si je vais quelque part où il y a un black light, ça se voit !